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 La paix n'existe décidément pas... quand me laissera-t-on enfin seule ? [Elisabeth x Seiko]

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Elisabeth d'Aurexel



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MessageSujet: La paix n'existe décidément pas... quand me laissera-t-on enfin seule ? [Elisabeth x Seiko]   Jeu 9 Fév - 21:11

Je m'assis par terre, à l'ombre d'un grand cerisier en fleurs [HRP : oui, les cerisiers ça fleurit au printemps, mais j'avais envie è.é]. Après avoir posé mon étui à violon dans lequel j'arrivais toujours à ranger mon shinai, je sortis mon livre et reprit ma lecture.

Les fleurs rose pâle apaisaient ma colère permanente, tout comme la solitude, le silence et ma proximité avec mon violon et mon shinai. Je n'avais jusqu'ici rencontré personne, et cela me convenait parfaitement. Je songeais avec une pointe d'amertume que demain, je reprendrai les cours ; il me faudra alors faire connaissance avec mes camarades de classe. Pourvu qu'ils ne cherchent pas à se lier avec moi.

J'étais rapidement passée au dojo et l'avais trouvé fort bien entretenu. Le ou la responsable devait prendre son rôle de leader très à cœur.

Les oiseaux pépiaient aux alentours. Tout était calme, serein, à l'exact opposé de ce que j'ai l'habitude de voir et de vivre.

De longues minutes s'écoulèrent, qui rapidement – ou était-ce d'une lenteur indéfinissable ? - devinrent plusieurs heures. Lorsque je relevai les yeux de mon ouvrage, le soleil était très haut dans le ciel. Je ressentis alors le besoin irrépressible de jouer du violon.

Je saisis mon étui, l'ouvrit, plaça ma prothèse sur mon instrument, resserra mon archet, appliqua de la colophane sur les crins et l'épaula en me levant. J'entamai un morceau que j'aimais particulièrement et qui, comme cette atmosphère, apaisaient ma colère. Mes doigts virevoltaient dans la même cadence que mon archet, et je commençai à fredonner la mélodie tout en fermant les yeux pour mieux ressentir les vibrations de mon instrument qui s'accordaient à ceux de mon corps. Nous ne faisions plus qu'un ; nous n'étions qu'un seul et même instrument possédant deux caisses de résonance.

Je m'égarai hors de la pensée et du temps. Tout n'était que bois, cordes, crins et son. Ma colère disparut entièrement et ne subsistât que la plénitude.

Hélas, tout a une fin. Je mis fin à ma transe et rouvrit les yeux, avant de me retourner pour ranger mon violon et retourner au pensionnat consommer quelque chose – car l'après-midi était entamé à présent, et je n'avais rien avalé depuis mon petit-déjeuner pris tôt ce matin. Mais je m'immobilisai en apercevant un pan de tissu coloré de l'autre côté du cerisier.

Qui avait osé... ?

Je contournai l'arbre et devant moi apparut une jeune femme, aux cheveux bruns répandus sur un kimono traditionnel. Des geta étaient posés à côté d'elle et elle sirotait un thé, à genoux sur une nappe étendue sur l'herbe. Je crus voir un morceau de fourreau derrière elle et je remontai mes lunettes afin de bien voir. Non, il y avait deux fourreaux, légèrement incurvés, d'une longueur caractéristique...

Je fixai la jeune femme de mon regard éternellement glacial. Qui était-elle, pour m'écouter à mon insu et s'installer au même endroit que moi dans ce but ?

[HRP : pas très long =/
Si tu veux faire parler Elisabeth, sa couleur de prédilection c'est darkgrey o/
Si tu devines quelle phrase est extraite du Seigneur des Anneaux, je t'offre un Schtroumpf en gélatine ! 8D]
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Akiakane Seiko



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MessageSujet: Re: La paix n'existe décidément pas... quand me laissera-t-on enfin seule ? [Elisabeth x Seiko]   Mer 15 Fév - 19:04

Aujourd’hui, la kendoka s’était levée, comme à son habitude, dès le levé du soleil, non, il n’y avait pas de cours aujourd’hui, personne n’allait venir au Dojo, du moins, ne devait venir, elle allait être seule toute la journée, alors pourquoi se lever aussi tôt me direz-vous, la raison est simple, la jeune femme comptait s’entraîner toute la journée dans la forêt, faisant une halte à l’Autel pour prier, ainsi que se reposer auprès du grand cerisier, l’autel et cet arbre n’étaient pas très éloignés, elle n’était donc pas obligé de faire le tour de la forêt pour y accédé.

Après avoir pris le strict minimum dans un sac qui se composait d’une nappe, un tasse en terre cuite et un peu de thé, vêtue d’un simple kimono, elle prit la route vers la forêt en prenant bien soin de fermer la porte du Dojo derrière elle, laissant toujours son petit moment « Pour tout entraînement en mon absence, merci de bien vouloir ranger le matériel à sa place initiale. Cordialement, Akiakane Seiko. »

Le trajet vers la forêt n’est pas tellement long, il lui fallut dix petites minutes pour rejoindre le cerisier en fleurs, cet arbre, elle venait le voir tous les ans, depuis qu’elle était arrivé à Broken Flower, elle y allait, même lorsqu’il n’était pas en fleurs, elle venait tout de même se reposer non loin de cet arbre.

Une fois arrivée à destination, elle ne contempla un moment, posant sa nappe au sol, enlevant ses getas pour les poser à ses côtés, s’asseyant délicatement sur la nappe en déposant ses deux katanas à ses côtés. La samouraï resta un moment, buvant à certains moments une gorgé de thé. Elle tendit l’oreille, une jeune femme s’approcha de l’arbre, Seiko ne bougea pas, après un long silence, un son se fit entendre, un violon, sûrement l’étrangère qui était venu ici pour jouer tranquillement, la brune se contenta de l’écouter.

L’étrangère s’arrêta, contournant l’arbre pour fixer la samouraï d’un regard glacial. Seiko lui sourit en retour, posa sa tasse de thé et se leva pour s’incliner légèrement.

« Bonjour, désolé de vous avoir coupé alors que vous jouiez un si beau morceau, je suis Akiakane Seiko, la leadeuse du club de Kendo. Elle releva la tête vers la jeune fille. Vous devez être Aurexel-dono, non ? Quelques membres du Dojo m’ont parlé de vous. Enchanté de faire votre connaissance

La plus vielle se releva, sans pour autant lâcher l’autre jeune femme du regard, vraiment, discuter n’était pas son point fort, et vu le regard glacial que lui lançait l’autre brune, Seiko se sentait mal à l’aise, comment devait-elle réagir ? Devait-elle engager la conversation ou tout simplement partir sans rien dire pour la laisser seule ? Elle n’en savait rien et se contenta de détourner le regard, gênée par le regard de l’autre jeune fille.

(c'est nul, désolé T.T )
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Elisabeth d'Aurexel



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MessageSujet: Re: La paix n'existe décidément pas... quand me laissera-t-on enfin seule ? [Elisabeth x Seiko]   Ven 17 Fév - 18:49

Elle se leva avec une lenteur exaspérante et me salua. Soit. Enfin quelqu'un de bien élevé.
« Bonjour, désolée de vous avoir coupée alors que vous jouiez un si beau morceau, je suis Akiakane Seiko, la leadeuse du club de Kendo. Vous devez être Aurexel-dono, non ? Quelques membres du Dojo m’ont parlé de vous. Enchanté de faire votre connaissance.»

C'est réciproque.
Je m'inclinai également.

- Vous êtes bien informée, commentai-je. Je suis effectivement Elisabeth d'Aurexel. Enchantée de vous rencontrer, Akiakane-sensei.

Politesse exigée en ma compagnie, et ici, hypocrisie. Elle est visiblement japonaise, c'est la moindre des choses que je la salue rituellement, même si je ne suis pas heureuse du tout de la rencontrer. Et le fait qu'elle m'ait écoutée à mon insu ne fait que renforcer mon aversion pour elle. Mon regard accrocha son kimono : il était très beau, d'un rouge vif qui m'évoquait du sang s'écoulant de toutes les pores de sa peau, et dont le motif était un assortiment de lignes abstraites.

Ma colère l'emportant sur mon dégoût, j'ajoutai:
- Veuillez m'excuser, mais que faisiez-vous ici ? N'avez-vous pas du travail dans votre dojo ?

Elle m'a dérangée, elle en subit les conséquences, tant pis pour elle.
Puis je réalisai ma bourde ; il n'était pas des plus stratégiques de se brouiller avec le responsable de votre club. Je m'inclinai à nouveau.

- Pardonnez-moi, je n'avais pas à vous parler comme cela.
Je me raidis, guindée, attendant sa réponse qui ne tarda pas.

[HRP : pas autant que moi x_x je fais que de la meeeeeeeeerde
Dis, pourquoi écris-tu à la troisième personne du singulier ?]
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Akiakane Seiko



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MessageSujet: Re: La paix n'existe décidément pas... quand me laissera-t-on enfin seule ? [Elisabeth x Seiko]   Jeu 23 Fév - 16:09

« Veuillez m'excuser, mais que faisiez-vous ici ? N'avez-vous pas du travail dans votre dojo ? »

Non, du moins aujourd’hui, la samouraï n’avait plus rien à faire, elle avait rangé le Dojo et était allé saluer sa petit Mina, elle était tranquille le reste de la journée, alors quoi de mieux que d’aller se reposer dans la forêt ? Et puis, cette forêt ne lui appartenait pas, Seiko avait donc le droit d’aller et venir comme bon lui semble sans avoir à demander l’autorisation de quelqu’un.

Alors qu’elle avait répondre, la plus jeune s’inclina de nouveau, s’excusant de lui avoir parlé de la sorte, Seiko lui sourit tout en attrapant ses katanas pour les attacher à sa ceinture.

« Ce n’est pas grave, je n’aurais pas du vous écouter jouer sans demander votre permission. Elle ramassa sa tasse, le peu de thé qui lui restait et replia sa nappe. Je comptais m’entraîner seule toute la journée, mais j’ai voulu faire une halte devant ce cerisier, je viens tous les ans, ça aurait était idiot de ne pas venir cette année. Elle leva la tête vers le ciel pour fixer un instant l’arbre pour replonger ses yeux rouges dans ceux d’Elisabeth. Mais dites-moi, vu que vous faites partie du club de Kendo, je suppose que vous saviez bien manier les katanas, que diriez vous d’un petit combat ? Histoire que je puisse voir ce dont vous êtes capable. »

Seiko savait ce qu’elle lui proposait, certes, les jeunes se combattaient jamais avec de véritables katanas, la seule personne avec qui elle s’entraînait restait bien son amie d’enfance, mais elle, s’était autre chose, elle était née elle aussi avec cet art, contrairement à Elisabeth qui était sûrement née dans une famille ‘normale’, mais peut importe, il y aurait très peu de chance que la plus jeune arrive à la battre, même si la leadeuse ne se battait pas à fond, donc il n’y aurait aucun soucis à se faire. La samouraï décrocha un de ses katanas et lui lança, la musicienne le rattrapa, sans rien dire.

« Vous êtes partante ? Un petit entraînement ne fait de mal à personne... Ria la plus vielle »


(c'est court, désolé, je suis un peu en panne d'inspiration ^^' )
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MessageSujet: Re: La paix n'existe décidément pas... quand me laissera-t-on enfin seule ? [Elisabeth x Seiko]   Mer 7 Mar - 23:08

- Ce n’est pas grave, je n’aurais pas dû vous écouter jouer sans demander votre permission.
Eh bien au moins, elle reconnaissait ses torts. L'humilité est une qualité rare, de nos jours. Tandis que je me faisais ces réflexions, elle rangea sa tasse dans un petit sac, y plaça avec précaution son reste de thé et recouvrit le tout avec sa nappe repliée.

- Je comptais m’entraîner seule toute la journée, mais j’ai voulu faire une halte devant ce cerisier, je viens tous les ans, ça aurait été idiot de ne pas venir cette année, poursuivit-elle en rangeant ses affaires.
Elle regarda un temps l'arbre, pensive et silencieuse, avant de se retourner vers moi. Ses yeux étaient d'un rouge profond.

- Mais dites-moi, reprit-elle, vu que vous faites partie du club de kendo, je suppose que vous saviez bien manier les katanas, que diriez-vous d’un petit combat ? Histoire que je puisse voir ce dont vous êtes capable.
Impasse. Impossible de refuser. Je désire certes être seule, mais il est inutile de me mettre le lycée à dos. Et puis, il s'agit tout de même d'un combat, et donc de l'occasion de me perdre dans l'ivresse de l'extériorisation. Les arts martiaux et la musique sont mes meilleurs et seuls moyens de m'exprimer.

Elle décrocha l'un de ses sabres de sa ceinture, me le lança. Je l'attrapai avec adresse.
Un combat au katana ? Très bien. A ses risques et périls.
- Vous êtes partante ? Un petit entraînement ne fait de mal à personne, sourit-elle.
Voyons cela. J'acceptai.

Nous nous inclinâmes, puis dégainâmes. Elle attaqua la première, d'un coup classique à la hanche mais réputé pour son efficacité. Je le parai aisément mais, avant que je puisse frapper à mon tour, elle avait déjà tenté de porter un coup à mon épaule. Cette fois-ci, ma parade fut plus précipitée. Elle enchaîna ainsi divers coups rapides et précis que je ne parais que de justesse. Cela me mettait en rage. Pour la première fois de ma vie, je ne pouvais pas me défouler au kendo. Cet art, qui pour moi avait toujours été un apaisement en soi, décuplait ma frustration et ma colère.

Naturellement, elle ne pouvait s'en douter. Personne ne peut connaître mes émotions, car tous se fondent sur les expressions faciales. Mais derrière mon masque d'impassibilité, mes dents étaient serrées.
Pourquoi ? Elle a beau être plus expérimentée, pourquoi est-elle si rapide, si douée ? Je suis indiscutablement la plus douée, je l'ai toujours été, dans tous les domaines ! D'abord elle m'espionne, ensuite elle m'humilie ?! Mais pour qui se prend-elle donc ?!
Qui est-elle, pour se permettre cela ?!

[HRP : pfiiiiou, ça revient =3=
C'est pas encore très long mais ça va mieux ^w^
Et oui, Elisabeth n'est pas gênée et se croit parfaitement supérieure à tout le monde. (Je t'autorise à lui faire bobo ♥)]
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MessageSujet: Re: La paix n'existe décidément pas... quand me laissera-t-on enfin seule ? [Elisabeth x Seiko]   Mer 4 Avr - 21:13

Cette jeune fille se débrouillais bien, elle arrivée à bloquée tous les coups de la plus vielle, même si elle les parés de justesse, et la samouraï ne se donnait pas à fond, mais l’écart d’expérience reste énorme, si elle se donnait vraiment à fond, elle ne donnerait pas cher de la plus jeune. Avant que la plus jeune ne puisse porter le moindre coup, elle porta le coup final, frappant la garde du sabre, le faisant voler quelques mètres plus loin, pointant le sien vers Elisabeth. Elle fini par sourire bêtement, rengainant son katana dans son fourreau.

« Vous êtes forte Aurexel-chan, notre combat était déséquilibré vu la marge qui nous sépare niveau expérience, mais je suis sûre que vous deviendrez extrêmement forte avec le temps. Ria la plus vielle en allant chercher son deuxième katana. Vous voulez discuter un peu ? Il doit me rester quelques biscuits et du thé. »

Elisabeth n’avait pas ouvert la bouche, se contentant de fixé la jeune femme qui n’avait pas effacé son sourire rieur, n’ayant aucune réponse autre que ce silence, elle attrapa la main de la plus jeune et la força à s’asseoir à côté d’elle, sortant de nouveau son thé et ses biscuits. Seiko posa une nouvelle fois son regard vers la brunette, s’approchant d’elle.

« Dites, cet établissement vous plaît ? Je veux dire, vous avez réussi à vous intégrer facilement auprès des autres ? »

(désolé, désolé, je me dégoute à écrire un truc aussi court, mais en ce moment, c'est "passage à vide", je n'arrive à rien écrire et je suis vraiment occupée par mes cours, presque 1 mois de retard et je sors ça, je suis vraiment désolé T.T )
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MessageSujet: Re: La paix n'existe décidément pas... quand me laissera-t-on enfin seule ? [Elisabeth x Seiko]   Dim 15 Avr - 19:28

Seiko m'épuisait, me forçait à parer avec précipitation, et je ne me préoccupais moins de ma position que de bloquer son sabre. Ce n'était pas pour rire ; nous nous battions avec de réels katana, et pas avec de pauvres shinai en bois.
Cela continua ainsi quelques poignées de secondes avant qu'un coup de sabre bien placé dans ma garde ne fasse s'envoler mon katana. Il s'échappa de mes mains et alla se planter derrière moi, à quelques mètres de distance. Malgré moi, je me plaçai en position zenkutsu-dachi, abandonnant le kendo pour le karate. Simplement au cas où.
Mais mon sensei – que cela me coûte de lui attribuer ce terme ! - se contenta de sourire bêtement et de rengainer son sabre. Ses yeux plissés par son sourire, elle prit la parole.
« Vous êtes forte, Aurexel-chan, notre combat était déséquilibré vu la marge qui nous sépare niveau expérience, mais je suis sûre que vous deviendrez extrêmement forte avec le temps. Vous voulez discuter un peu ? Il doit me rester quelques biscuits et du thé. »
Je me retins de grincer des dents. Non, il est hors de question que je partage une collation avec cette mijaurée. Aurexel-chan ? Quelle horreur ! Me prenait-elle donc en pitié ? Qu'elle se le fourre dans la tête, je ne suis pas son amie, et ne je le serai jamais.
Mais bien évidemment, il m'était impossible de le lui annoncer ainsi. Paraître, toujours.
Devant mon mutisme, elle me saisit le bras et s'assit, m'entraînant dans son mouvement. Sans me demander mon avis, elle plaça entre mes mains une tasse de thé encore chaud et me désigna un petit panier de biscuits secs. Mais qu'elle me laisse donc ! Je ne veux pas de son amitié et de sa chaleur ! Je désire simplement qu'on me laisse vivre ma vie en paix. Mais personne ne comprend cela.
Je répète souvent que je n'ai pas de rêve. Mais en réalité... je crains d'en avoir un. J'aimerais, oh oui, comme j'aimerais qu'on m'ignore, qu'on me permette seulement de pratiquer des arts martiaux et de jouer du violon, à longueur de journée, sans que l'on me pose la moindre question ! Mais hélas, cela est impossible. Mon existence entière est vouée à l'échec.
« Dites, reprit mon interlocutrice, cet établissement vous plaît ? Je veux dire, vous avez réussi à vous intégrer facilement auprès des autres ? »
Mais, je lui en pose, des questions, moi ?!
Humpf. Pas le choix, je dois répondre.
« Cet établissement est convenable, en effet, rétorquai-je en remontant mes lunettes. »
Argumenter...
« Il est bien entretenu et me semble à l'abri des problèmes que connaissent les internats classiques, tels que la violence et l'intolérance. Néanmoins... »
Tant pis, je lui dirai le fond de ma pensée.
« Néanmoins, je considère que les étudiants ne sont pas suffisamment livrés à eux-mêmes et sont trop encadrés. Par exemple, je ne comprends pas l'interdiction de se rendre sur la plage ou de se promener dans les couloirs après une certaine heure, sauf dispense spéciale. L'argument de la direction à ce sujet est probablement que les élèves doivent s'astreindre à respecter les règles et des horaires convenables afin de ne pas compromettre leur réussite scolaire ; en revanche, mon avis sur la question est différent. Je pense qu'il ne devrait pas y avoir de couvre-feu ; les élèves responsables suivraient eux-mêmes un régime stable, tandis que les autres feraient ce qu'ils ont envie. Cela éliminerait les élèves les moins utiles et donneraient aux autres la possibilité d'apprendre de leurs erreurs et de se reprendre en main, tout en gagnant une autonomie qui leur sera bénéfique dans leur avenir. »
Bien. Avec cela, elle devrait trouver matière à débattre et oublierait probablement que je n'ai pas répondu à sa dernière question.
M'intégrer ? Jamais. Je refuse de m'intégrer. Je refuse de m'assimiler aux moutons bêlants que sont les pensionnaires de ce lycée, comme je l'ai toujours fait ailleurs. Pourquoi s'intégrer ? Lorsqu'on s'intègre, on devient plus vulnérable aux critiques, aux ragots, et j'en passe. Je suis en termes corrects avec Lacie, qui reste presque mon seul contact dans cet internat. Cela suffit amplement et c'est même trop.
C'est bien simple, je désire qu'on me laisse seule, en paix. C'est hélas beaucoup trop demander...
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